Galerie James Tissot :

Quand James Tissot commençait à illustrer la Bible, il a écrit à son ami et éditeur M. de Brunoff :

« C’en est fait, cher ami, je suis décidé et résolu à entreprendre l’énorme travail dont je vous ai parlé. C’est bien lourd, mais avec l’aide de Dieu, j’en viendrai à bout. Vous le savez, pour moi, le travail c’est la vie, et je ne suis jamais aussi heureux que quand j’ai des montagnes de labeur devant moi. J’ai abandonné l’idée d’illustrer la « Vie de Jeanne d’arc », renoncé également à un « Bonaparte intime ». Mais quand on a passé dix ans de sa vie sur le sujet le plus sacré qui soit, tout vous paraît puéril et banal ; les aventures des humains vous laissent froids. Je crois à la destinée inéluctable qui vous pousse à agir dans tel ou tel sens, et, à l’heure où je vous parle, je suis sous l’influence de cette obsession de la pensée qui ne m’abandonnera pas. »

 

 

 

Le rêve de Tissot, c’était de donner, de toute la Bible, une sorte de commentaire artistique procédant d’une connaissance personnelle et approfondie de l’Orient sacré.

Comme s’il avait eu le pressentiment que sa fin était proche, il y mit une ardeur fébrile. C’est le résultat de ce travail obsessif que nous pouvons regarder aujourd’hui.

Les œuvres prennent un air d’humanité, tout en restant en dehors et au-dessus du domaine proprement religieux. D’òu trois façons fondamentales, mères d’un grand nombre d’autres, dont on pourra envisager le même fait.

On pourra y voir une manifestation de la vie ou une donnée d’histoire: on pourra y regarder l’humanité dans un de ses aspects et on pourra y incarner l’idée religieuse, de façon à glorifier celle-ci par son expression même. Il sera possible d’accorder plus ou moins d’attention à la pensée, plus ou moins d’attention à la forme ; de poser le personnage peu soucieux de tout le reste.

 

Il a voulu, lui, narrer la Bible à la façon d’un spectateur.

Les genres se distinguent, en art, comme ils se distinguent en littérature, et Tissot entendait à briller en genres différents.

Mais quel est l’idéal de la peinture? - Est-ce cette beauté fade, toujours la même et toujours gourmée?

Non, d’après Tissot, l’idéal de la peinture est la présentation, l’objet lui-même; c’est pourquoi je vous prie de laisser les images agir sur vous et de suivre le peintre en pensée. Tissot s’est mis tranquillement à remonter le cours de siècles et cela avec une précision énorme et transporte le spectateur sans efforts dans le temps respectif pour qu’il apprenne le train de vie, les paysages et les convenances d’antan.

 

Naturellement, il est, possible d’acheter les chalcographies et réimpressions si vous n’avez pas un compte PayPal. Dans ce cas, je vous prie de me contacter pour que je puisse vous donner mes coordonnés bancaires.

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